Présentation de la nouvelle station d’épuration du Malvan

Projet majeur pour Vence dont la réalisation débutera en 2012

Christian Estrosi, Président de Nice Côte d’Azur et Régis Lebigre, Maire de Vence ont dévoilé les plans de la future station d’épuration du Malvan. Un équipement très attendu qui servira de référence nationale en matière écologique et en qualité environnementale. Coût : 18 millions d’euros.

Station du Malvan : un défi environnemental majeur

Vence se veut une Ville pilote et exemplaire en matière d’environnement et de patrimoine naturel. A la pointe des nouvelles technologies environnementales, ce nouvel équipement positionnera Vence au cœur d’un territoire de référence, tant en matière d’assainissement que de protection des milieux naturels.

Actuellement, Vence Ville de 20 000 habitants traite ses eaux usées sur deux ouvrages d’épuration qui ne sont plus conformes aux normes environnementales puisque construits en 1978 et en 1984. Les stations de Vosgelade et du Malvan sont aujourd’hui saturées et inadaptées aux évolutions de la population.

Lorsque la première station d’épuration fut construite au début du 20e siècle au quartier des Baumettes, elle a bouleversé la vie des Vençois. En desservant alors le Nord de la Ville – soit 1 000 riverains – beaucoup doutaient encore de son utilité.

Depuis, Vence s’est urbanisée et a développé un habitat diffus sans que l’enjeu du traitement des eaux usées soit pris sérieusement en considération.

Vence prend résolument en compte la gestion de l’eau sous toutes ses formes

- Elle a mis en œuvre un Plan de contrôle de l’assainissement autonome grâce au SPANC et à Nice Côte d’Azur.

- Vence a été élue au Contrat Rivière par l’Agence de l’eau pour ses rivières remarquables et ses sources.

- Vence a été sélectionnée au Protocole AGIR de la Région favorisant l’économie des ressources.

- Vence a stoppé totalement l’emploi des pesticides en bordure de voies.

- Nous remplaçons les anciens raccordements d’assainissement grâce à la technicité avancée du forage dirigé. Une innovation, une nouvelle fois, mise en œuvre par le service assainissement de Nice Côte d’Azur. Une opération de sécurisation de la Lubiane d’un montant de 180.000 € pour 100 mètres de canalisation des eaux usées de 5 000 Vençois !

L’eau, un capital impossible à augmenter, que nous ne pouvons que préserver

La réalisation de la nouvelle station d’épuration s’inscrit dans l’action globale menée par Vence et Nice Côte d’Azur en faveur du développement durable.

La quantité d’eau sur terre est constante depuis la nuit des temps et n’évoluera pas ! L’eau douce ne représente que 3% des réserves d’eau de la planète. Toute l’eau que nous recevons en provenance des plateaux karstiques aux pieds desquels Vence a été édifiée à l’époque romaine ; toute cette eau miraculeuse que nous utilisons au quotidien, il est de notre devoir de la restituer propre et pure.

Nous le devons pour les Vençois comme pour les habitants situés en aval. Nous le devons plus encore pour la Méditerranée considérée trop longtemps comme capable d’absorber tous nos déchets.

Depuis 1964, date de l’adoption de la première loi sur l’eau, notre conscience collective a bien évolué. Notre société de consommation considère plus lucidement les déchets qu’elle génère. De par son histoire et sa situation géographique, entre mer et montagne, Vence dispose d’un Patrimoine naturel exceptionnel.

Dans notre région hautement touristique, il est crucial de préserver notre environnement des dégradations qui résultent de la concentration de la population et du développement des activités. La notoriété des Baous, des espaces boisés et du Col de Vence atteste de la qualité de vie enviée par beaucoup.

Un défi environnemental et énergétique

Après plus de 25 ans de fonctionnement, les stations d’épuration de Vosgelade et du malvan ne sont pas en capacité de faire face au développement de la Ville.

Dimensionnées pour traiter 19 000 équivalent-habitants, ce nouvel équipement pourra traiter 28 000 équivalent-habitants en 2025 et jusqu’à 40 000 équivalent-habitants en 2050.

Un défi dans la conception, malgré les contraintes du site, qui sera relevé par le Cabinet IRH et l’architecte Frédéric Paul Goux. D’autant plus que cette station sera construite en poursuivant l’exploitation de la station actuelle.

Les plus récentes technologies seront mises en oeuvre pour protéger le Malvan et Lla Lubiane, en rejetant une eau propre d’excellente qualité, en assurant l’équilibre écologique et en protégeant la biodiversité du Malvan. Ceci grâce à une filtration par membrane, solution technique garantissant une qualité irréprochable des rejets.

Ces filtrations agissent, en effet, comme une barrière physique qui arrête les matières en suspension et les germes pathogènes.

Couplées aux bassins biologiques, les performances de la future unité de traitement sur les paramètres chimiques seront particulièrement élevées.

Il s’agit du procédé le plus performant existant aujourd’hui.

L’eau ainsi rejetée en sortie de la station garantira une excellente qualité des eaux de baignade en méditerranée.

Cette nouvelle infrastructure répond aux exigences européennes mais est également un signe fort de solidarité territoriale et de conscience des enjeux planétaires.

Station du Malvan : première station de France à basse consommation d’énergie

La haute performance énergétique a guidé les choix du maitre d’oeuvre et des cabinets spécialisés dans les démarches de haute qualité environnementale.

- Isolation de haut niveau couplée à une régulation précise de la consommation d’énergie conduiront à une basse consommation.

- Récupération maximale de toutes les calories disponibles et procédé de traitement, créateur d’énergie.

- 650 m2 de panneaux photovoltaiques produiront de l’énergie sur site.

- Boues d’épuration produiront du gaz transformé en électricité grâce à une unité de cogénération.

- Réutilisation de l’eau traitée pour des besoins spécifiquement techniques et récupération des eaux pluviales pour l’arrosage.

Un équipement inséré dans le site et non générateur de nuisances

- Effort particulier porté sur l’architecture et l’intégration paysagère des bâtiments.

- Objectif « zero nuisance » en phase de construction comme en phase de fonctionnement.

- Durant le chantier, respect de la charte « chantier vert »limitant les nuisances provoquées.

Calendrier des travaux

En cours

- Jusqu’à fin février 2011 : dernières études.

- Démarches administratives notamment au titre de la loi sur l’eau.

En 2011

- Lancement de l’appel d’offres et choix du lauréat.

Début 2012

- Début des travaux : durée 2 ans.

1er trimestre 2014

- Mise en service de la nouvelle station.

Coût

15,440 millions € HT.

Etudes 720 000 € HT.

Travaux sur le site de Vosgelade (prétraitement, poste de relevage, bassin d’orage) 620 000 € HT.

Travaux pour la canalisation de transfert entre Vosgelade et le Malvan 2 millions € HT.

Travaux station d’épuration du Malvan 12,1 millions € HT.

Une réunion publique d’information sera prochainement organisée.

La présentation à la presse de la nouvelle station d’épuration du Malvan a eu lieu en présence de Charles-Anges Ginesy Maire de Péone Valberg 1er vice président du Conseil général, Anne Sattonnet Conseiller général, Anny Double représentant le Député Lionnel Luca, Hervé Paul Maire de St Martin du Var, Vice-Président de Nice Côte d’Azur, Christian Berkesse Maire de la Colle sur Loup, René Buron Maire de Saint Paul de Vence....