Av. Marcellin Maurel : halte aux contrevérités qui nuisent à un ambitieux projet d’aménagement global

La vérité en 14 points

Des précisions s’imposent au vu des informations erronées voire mensongères qui tendent à nuire à l’ambitieux projet de revitalisation de tout le centre-ville. Des « bruits toxiques » qui divisent et désinforment les Vençois.

La vérité en 14 points

1- Ce projet ne se réduit pas au seul sens de circulation d’une voie prise isolément. Ce vaste aménagement urbain dynamisera toute la ville et en particulier ses quartiers Est -Basse Fontaine et Paul André- livrés à l’abandon depuis des décennies.

2- Le double sens est totalement incompatible avec un aménagement piétonnier de qualité conservant des arrêts minutes et des zones de livraisons. Certains ont tenté de prouver qu’ils pouvaient faire rentrer cet aménagement de 8 mètres dans une largeur de 6,60 mètres !

3- « La mairie a acheté l’immeuble de la cité paroissiale pour y pratiquer un passage piéton » FAUX.

Si des négociations ont eu lieu avant l’adoption du projet d’aménagement urbain choisi à l’unanimité le 14 avril 2011, ce projet non abouti à ce jour, ne garantit pas la possibilité technique et financière de créer un passage piétons sous arcade. La vision passéiste qui consiste à raser le bas d’un immeuble historique au profit du passage des voitures n’est pas compatible avec la conception urbaine et moderne de ce projet.

4- « La zone de rencontre permet de tout laisser en l’état en plus beau » FAUX.

La zone de rencontre évoquée par le Cabinet EGIS sur l’avenue Marcellin Maurel désigne une artère dédiée aux piétons et exclusivement accessible aux seuls automobilistes riverains et services de secours. Il s’agit donc d’une forme souple de piétonisation qui exclue le trafic routier : aucun automobiliste de l’Est comme de l’Ouest n’aurait pu l’emprunter.

Rappelons qu’en 2009, le tout piéton était préconisé par le groupe Dombreval.

5- « Cet aménagement est sous le coup de la loi Bouchardeau » FAUX.

La Loi Bouchardeau suggérée par Mme Sattonnet, imposant une étude d’impact en cas d’atteinte environnementale, ne s’applique pas à ce projet. Cette disposition juridique s’impose dès lors qu’il s’agit de créer une voie ou de modifier l’implantation d’ouvrages existants.

6 « Les trajets sont augmentés de 2km pour certains automobilistes qui veulent accéder au centre-ville ».

Le centre-ville reste accessible à tous. Les 180 mètres de l’avenue Marcellin Maurel peuvent être parcourus par tous dans un sens et par les piétons et cyclistes dans les deux sens. L’analyse réductrice de cette critique, ne tient pas compte de la nécessité d’une adaptation progressive et inévitable des habitudes. Le mode de vie urbain évolue inévitablement et impose l’utilisation de parkings de périphérie destinés à soulager et à apaiser les centres-villes au profit des déambulations piétonnes.

Une signalétique dynamique indiquant les places disponibles dans les parkings sera opérationnelle d’ici la fin de l’année.

7- « Bilan carbone et émission de 10.202 tonnes supplémentaires annuelles en heure de pointe ».

Un réel bilan carbone est une analyse globale des déplacements sur l’ensemble d’un territoire suivant une méthodologie et des critères multiples. Le « bilan carbone » de Mr Miran consiste à multiplier le nombre de kilomètres par le nombre de véhicules. Ce bilan parcellaire reste très éloigné de sa proposition de faire réaliser un bilan sérieux par un cabinet spécialisé moyennant 50.000 €.

Les émissions carbones déplacées du centre-ville vers l’avenue Emile Hugues seront réduites par deux mesures :

 Sensibiliser et inciter les automobilistes des quartiers Est à utiliser les trois parkings de l’Est de la Ville (Toreille, Ferrage, Meillières)

 Créer une deuxième voie montante avenue Emile Hugues qui fluidifiera la circulation, facilitera l’accès au centre-ville et sécurisera cette voie départementale. Ce doublement sera réalisé en 2012.

8- « Le Boulevard Paul André verra toujours autant de trafic » FAUX

Toutes les mesures destinées à réduire le trafic sur Paul André et à encourager les accès piétons sont réalisées en concertation avec les riverains. Des aménagements sont en cours. Les réseaux souterrains seront rénovés d’ici 2012.

Une zone de rencontre réduisant au maximum la bande de roulement sera instituée afin d’assurer un trafic minimum comme antérieur à la mise en place du sens unique.

Ce programme transformera en axe vivant, ce rempart historique devenu au fil du temps une voie secondaire de trafic et de stationnement longue durée, au détriment du piéton et de la vie de ce quartier.

Il en va de même pour la place Antony Mars qui retrouvera sa réelle vocation de place par une meilleure régulation des feux, voire leur suppression.

9- « Il n’y a pas de vision d’ensemble » FAUX.

C’est sans doute l’accusation la plus saugrenue. Précisément portée par ceux qui se focalisent sur le sens de circulation de Marcellin Maurel sans se soucier de la revitalisation de l’Est de la Commune où les commerces rencontrent des difficultés notoires depuis des décennies. Accusation portée par d’anciens élus qui, en leur temps, n’ont pas jugé utile de prendre une seule mesure pour cette partie de la Commune qui n’a cessé de décliner au fil des ans.

10- « Il n’y a pas eu de concertation » FAUX.

Ceux-là même qui manifestent 9 mois après le début des différents tests pratiqués à l’issue des 23 réunions de concertation et 6 réunions publiques, ne se sont jamais intéressés aux débats qui se sont succédé depuis 2009 !

Ils se manifestent subitement alors que le choix de l’aménagement urbain incluant un sens unique de circulation a déjà été entériné à l’unanimité par le Conseil Municipal (14 avril 2011 et juillet 2009) et que les travaux programmés depuis deux ans ont débuté en janvier 2011.

A l’issue de 9 mois de pratique et de tests in situ, où est l’intérêt général ? Où est le sens des responsabilités politiques, pour des élus qui croient bon d’attiser certaines rancoeurs ? Où est le sens écologique de ceux qui prônent une ville livrée aux voitures ? Une irresponsabilité et une contradiction que la société contemporaine ne peut plus accepter.

11- « On veut diviser la ville et isoler les quartiers Est » FAUX.

Il s’agit au contraire d’une revitalisation sans précédent de ces quartiers auxquels les aménagements urbains aboutiront. Enfin des trottoirs praticables par tous, personnes âgées, handicapées, enfants en poussettes, touristes et promeneurs qui retrouveront plaisir à profiter du plus beau panorama de Vence tout en flânant devant des boutiques ou des ateliers d’artisans qui pourront occuper un espace arraché aux voitures et rendu à l’activité humaine.

12- « Ce plan ne sert qu’aux commerçants » FAUX.

Qui pense au bien-être accru des riverains de ces voies rendues moins bruyantes et moins polluées ? Des espaces sortis de leur statut de pénétrante et de voie de transit ! Notre préoccupation concerne l’ensemble des habitants y compris les commerçants, partie intégrante de notre quotidien. Face aux créations et extensions de zones d’activités du littoral, face à la montée du e-commerce et du m-commerce (achats par téléphone mobile), notre meilleur atout est de renforcer notre attractivité en valorisant et en humanisant notre centre historique.

13- « C’est un beau projet mais c’est trop tôt » FAUX.

Par cette affirmation, on oublie que le double sens est testé depuis 70 ans sans que personne ne trouve de solutions pour dynamiser l’Est de la Ville, ni offrir un écrin digne de ce nom à l’artère commerciale vitale qu’est l’avenue Marcellin Maurel.

14- « C’est une valse hésitation permanente et il n’y a pas de décisions claires » FAUX.

Les différents tests expérimentés durant toute l’année, s’ajoutant aux contraintes liées aux travaux, ont créé des perturbations pour les automobilistes contraints de changer leurs habitudes à plusieurs reprises. Parler d’indécisions, c’est remettre en cause les périodes d’expérimentation et donc la valeur des différentes opinions émises lors de ces tests, que nous avons pris grand soin d’écouter. C’est nier la valeur de la concertation.

Où est l’intérêt général dans toutes ces allégations ? Nous le cherchons toujours.

Le réaménagement du cœur de ville s’inscrit clairement dans un projet d’avenir.

Il rend toute sa place à l’être humain, qui ne l’oublions pas, lorsqu’il descend de sa voiture, redevient un piéton susceptible d’entrer dans les commerces et de faire vivre une ville qu’on nous a accusé, il n’y a pas si longtemps, de vouloir transformer en ville-dortoir de l’agglomération niçoise !

Si l’habitat diffus qui caractérise notre Commune n’est pas encore totalement couvert par les transports en commun, il est au moins une mesure réalisable immédiatement : elle consiste à laisser son véhicule à l’entrée de la Cité Historique (à l’Est) ou du Centre Ville (à l’Ouest) pour y effectuer ensuite un parcours piéton permettant de rencontrer ses amis, de faire ses achats, ses démarches administratives, ses rendez-vous médicaux… et surtout prendre plaisir à vivre dans une ville apaisée, à l’image de toutes les villes modernes européennes qui ont compris longtemps avant nous, que leur dynamisme ne dépendait pas de la voiture, mais du retour de la convivialité et de l’humain dans la cité.

Le 21 septembre 2011, les Conseillers Municipaux, élus représentatifs de toute la population et de l’ensemble de son territoire ont voté à la majorité ce projet d’aménagement urbain du cœur de Vence : 22 voix pour, 9 voix contre, 2 abstentions.